Déconstructions réassemblées

31 juillet 2009

Sight from the cold

Publié par Saint Laz dans Non classé

Your flirt finds me out, teases the crack in me, smittens me with hope …

As much as i definitely enjoy solitude, I wouldn’t mind, perhaps, spending little time with you … Sometimes. Sometimes …

Uncertainly excites me, baby ! Who knows what’s going to happen? Lottery or … car crash or  … you’ll join a cult !

Mon petit vulcan*, you’re eruptions and disasters … I keep calm, admiring your lava. I keep calm.

Since we broke up, I‘m using lipstick again. I’ll suck my tongue, as a remembrance of you.

Possibly maybe, Björk

 

* Je t’appelle comme ça, quand je suis seul et que je pense à toi.

27 juillet 2009

Résilience.

Publié par Saint Laz dans Maelstrom

Et là, tu te dis « Ah non, il recommence avec ses mots à la con qu’on utilise jamais ». Ben si, tu l’as pensé, reconnais-le…

N’empêche que, tu peux parler, avec tes régimes markoviens, tes dopplers pulsés, tes tautologies et autres prosopopées, tes tempéras, tes tierces majeures ou mineures, tes intégrales stochastiques ou ton intercommunalité ultrapériphérique. Hein, on est tous bien contents de connaître et d’user du vocable spécifique sans se tromper. Ben pareil pour moi, sauf que c’est sporadique, euphorisant et superfétatoire. Pour le plaisir des mots, en somme :)

Donc, mon titre est éloquent, j’en dirai pas plus. Na.

15 juillet 2009

Commande de G.

Publié par Saint Laz dans Maelstrom

La séduction, c’est tout un art. Mais pour de plus amples informations, posez la question à quelqu’un d’autre.

La séduction, c’est aussi un état d’esprit. Pourquoi séduire ? Il y a ceux qui séduisent pour sortir d’un engrenage infernal où la solitude tue, les hormones travaillent, l’isolement assèche … Bref, l’âme soeur a le don de tout guérir en un temps record (si tant est qu’on use bien de l’art de séduire, voire plus haut). Réjouissons-nous, il semblerait que l’homme soit un animal social. Sociétal, même. Par ailleurs, il y a ceux qui séduisent  « pour ne pas rentrer seul, ce soir ». La solitude ne les tue pas encore vraiment, l’isolement leur sied de mieux en mieux, mais les hormones … foutues hormones ! Du coup (d’un soir), ils sortent en milieu peuplé et se lancent à la chasse à la chair. Avec des résultats très variés, selon leur maîtrise de la séduction et le public visé. Dans les deux cas, ne pas laisser son numéro de téléphone, c’est faire comprendre qu’en fait, la personne séduite n’a pas séduit. Hélàs.
On se serait volontiers arrêté à ces deux grandes catégories. En vérité, il manquerait une dimension essentielle. Le point commun de nos deux premières catégories, c’est le célibat. Leur différence, c’est son assomption*. Gardons donc la divergence et changeons le point commun (oh, la belle méthode cartésienne !).

DONC, envisageons maintenant la séduction chez les gens maqués en couple. Quelle qu’elle soit, l’union de deux êtres humains (et a fortiori s’ils sont du même sexe) fait jouer des rapports de séduction entre eux : non pas qu’il soit question d’attirer l’autre, mais plutôt de conserver l’attrait déjà obtenu et, si possible, le renforcer, ou le moduler. Les nuances sont infinies, car dépendent à la fois du degré d’implication (noté I) des partenaires et de la durée (D) de l’histoire. Tant et si bien que, si Q est la quantité de séduction à développer pour que l’histoire marche, Q = D x (I¹/I²). Mais je sens qu’on est déjà allés trop loin. La grande question (qui est le véritable motif de ce post), lorsqu’on est en couple, c’est : doit-on arrêter de séduire le reste du monde ?

Un illuminé de mes amis m’a récemment posé la question en ces termes : « Que font-ils, ces jeunes et beaux garçons qui vont voir à droite et à gauche sans scrupules, mais qui préfèrent ne pas donner leur numéro de téléphone parce qu’ils sont en couple ? »

Je comprends son désarroi. Je le comprends d’autant mieux qu’il m’arrive encore, de temps en temps, d’allumer gratuitement. D’être le bourreau. J’expliquerai pourquoi. Dans ma tête, lorsque j’ai dû répondre sur le vif à mon illuminé, sont venus d’instinct les mots de « badinage », de « libertinage », de « besoin de séduire », tous ne s’appliquant pas nécessairement à toutes les situations simultanément.

Le badinage reviendrait à ceux qui, heureux de ce qu’ils ont, sont amoureux de leur moitié, mais restent nostalgiques de ce moment où ils ont vu briller dans le regard d’autrui, après un usage savant (même si inconscient, quelquefois) de leur technique de séduction, la première flamme du désir. Ou le premier éclair d’intérêt. Ils badinent pour plaire, simplement. Alors quoi ? Ca excuse tout ? En vérité, il doit y avoir dans leur processus psychique une envie de plaire à d’autres motivée par plusieurs phénomènes possibles : 1) Ils sentent venir la fin de leur histoire et préparent le terrain ailleurs. 2) Ils se sentent enfermés dans une routine et veulent prendre des risques mesurés en attisant par jeu une certaine jalousie (ce qui, reconnaissons-le, est plutôt primaire, comme attitude). 3) Ils veulent simplement s’assurer que leur technique fonctionne toujours, parce que plaire, c’est important. Dans tous les cas, nous mentionneront l’existence d’un souci. Malgré tout, cela explique la raison pour laquelle lesdits badineurs refusent de laisser leurs coordonnées.

Le libertinage, quant à lui, est plutôt l’apanage des couples libres. On séduit pour en venir à l’horizontale, et à l’horizontale exclusivement. La chair pour la chair, sans autre prise de tête. Le plaisir comme seul objectif. Pas de sentiments, pas d’attachement, juste l’assouvissement brut d’une pulsion ordonnée par les hormones, dans un cadre moral prédéfini par le couple lui-même. Dans ce cas, on perçoit l’absence de risque pour le couple existant, sinon celui des IST, mais on dénote malgré tout une certaine légèreté -toute représentante du XXiè siècle-, qui n’est pas sans risques sur le long terme … Ici, le refus de laisser ses coordonnées peut se traduire par le refus, in extremis, de la tierce personne : « non, je ne coucherai pas avec toi, finalement », mais en plus poli. La licence amoureuse a cela d’exceptionnel qu’elle peut, à l’envi, être exigeante et changeante, sans craindre d’y perdre gros.

Le besoin de séduire, lorsqu’on est en couple, peut être la simple résultante d’une habitude prise. On séduit parce qu’on a dû séduire pendant longtemps avant de trouver quelqu’un de stable. Non pas parce qu’on ne dispose pas des arguments pour, mais peut-être parce qu’on a été trop exigeant. C’est devenu un réflexe. Un pli. Malgré tout, si le couple est assez solide, assez tenu par des sentiments vrais, le besoin de séduire s’estompe rapidement. Toutefois, je serais tenté de dire que la rapidité d’estompage est inversement proportionnelle à l’âge, la maturité aidant.

D’autres encore pensent que la jeunesse est le moment de la séduction par excellence. Que le couple ne doit pas empêcher de séduire l’autre, simplement parce que les arguments nécessaires à la séduction ne sont pas éternels. « On est trop jeunes pour rentrer définitivement dans le rang » ou « On aime plaire, profitons-en » sont récurrents dans leur discours. On peut y voir un signe d’intelligence, ou du moins un signe d’acuité extrême vis-à-vis de la société : être conscient du jeunisme ambiant peut pousser à profiter de sa jeunesse. Avec le temps, on finira par préférer les partenaires d’âge mûr, simplement parce qu’on sera conscient que nos atouts, en vieillissant, changent de nature, changent de public. Fort heureusement. Ou, à l’inverse, on continuera de dragouiller les plus jeunes, en espérant que leur jeunesse nous rendra la nôtre, ou en pensant avoir le dessus.

Il manque certainement d’autres cas de figure, mais je pense avoir débroussaillé les grands types. Any comment ? I’ll answer back.

 

* assomption, n.f. : fait d’assumer.

29 juin 2009

Les hommes viennent de Mars … La blague !

Publié par Saint Laz dans Maelstrom

La Marche des Fiertés ? Hum. Debriefing.

1) J’ai bien aimé l’ambiance festive. Petit côté Techno Parade, avec du son et du déguisement. Carnaval, quoi. Difficile, après, de défendre l’homoparentalité quand on est en face d’un quadra habillé en Marilyn (Manson ou Monroe, faites vos jeux). Malheureusement, ils ont un peu effacé la masse restante des homos sympathiques et … en civil, qui, eux, revendiquaient simplement le droit d’exister. Les médias n’en ont eu que pour les transformistes et les fêtards : sur iTélé comme sur BFM TV, pas le moindre pédé normal d’interviewé. Triste époque.
2) Chapeau bas aux lesbiennes, qui, elles, ont su rester plus sobres (tous nichons dehors, certes) pour défendre leurs droits. Sauf qu’encore une fois, pas une seule n’est passée aux infos.

3) Les hétéros sympathisants qui viennent soutenir la cause, merci. On peut y voir une marque d’engagement altruiste … ou le traditionnel suivisme sur le mode « les homos ont une longueur d’avance sur tout le monde : allons voir ce qui sera tendance dans les semaines à venir ». Amusant :)
4) Les petits cons à peine majeurs qui viennent foutre la merde, pas merci. Julien dit Le-Chaphobe s’est fait molester, limite il se serait fait casser la gueule par une petite frappe cliché du 9-3. Je me suis fait cracher dessus par un autre crétin du même acabit.

5) J’avais trouvé un superbe mec, roux, les yeux bleus, avec qui j’avais mes chances, mais il a du partir prendre un train pour Lyon. Foutus (faux) provinciaux ! ;)

23 juin 2009

« Fait chaud, hein ? » « Attends, j’allume la clim’ ! »

Publié par Saint Laz dans Maelstrom

Vous croyez qu’ils ont passé Home, à Dubai ?

C’est pas tant qu’ils soient concernés (« Rien n’est plus éloigné de la nature que Dubai, rien n’est plus dépendant de la nature que Dubai »), mais s’ils l’ont regardé, ils n’ont pas du en tenir compte … Ou alors la notion de réchauffement climatique ne fait pas sens pour eux … sans doute parce qu’ils vivent dans le désert (aussi au bord de la mer soit-il).

Tout ça pour dire qu’un des prestigieux hôtels de l’émirat, le Versace, a l’intention d’ouvrir une plage climatisée. Gni ? Vous savez, le sable qui vous brûle les pieds tellement-qu’il-est-chaud et qui renvoie la chaleur … Ben les pauvres petits touristes surfortunés n’en peuvent plus. Trop, c’est trop ! Résultat : un système de canalisations sous le sable captera la chaleur (bon, ça, c’est pas trop mal … y’a sûrement un effet pervers) et des ventilateurs géants créeront une brise artificielle.

La pression internationale pourrait-elle fonctionner ? Normalement, oui. Les projets (plus oufs les uns que les autres) architecturaux ou … touristiques (The World, The Palm Island, …) sont tous revendiqués par le gouvernement dubaïote, qui les encourage. Pourquoi ? Pour que l’économie de l’émirat dépende moins du fossile que du tourisme (et ça marche). Donc on pourrait leur dire qu’il faut pas trop déconner … En même temps, c’est vachement moins important que le début des soldes demain à 8h.

16 juin 2009

Instantanés de décorporation.

Publié par Saint Laz dans Fuyez ou argumentez, Maelstrom

Ce qu’il y a de bien, avec la province, c’est que lorsque l’on est un Parigot rongé de pratiques urbaines jusqu’à la moelle, on peut pas s’empêcher d’y faire tout ce qu’on ne ferait pas à Paname.

Exemple. Ca fait des années que j’entends parler de Telemann, de Schumann et autres Mahler, sans en avoir jamais écouté une note avec attention, et que du coup, j’ai envie de me pencher sur leur cas avec le sérieux qu’ils méritent sans doute.

Et bien, j’avais beau me trouver ce week-end au fin fond de la campagne rocheuse du Nord-Cotentin, un pays encore sauvage (hum …) où on n’a que deux barres de réseau, où le patois est dans chaque phrase (« l’a tou accoinaé à la raundouole », citation clé du samedi soir) et où l’air est radioactif, j’ai pu me prouver à moi-même que là où il y a homme, il y a culture. Ou que la culture n’empêche pas la nature (ça vous rappelle les cours de philo de terminale ? Normal.). A moins que ce soit « là où il y a un membre de ma famille, il y a culture », mais là, je frôle honteusement la prétention la plus parisienne-bobo-pauv’tache. Donc retirons cette dernière hypothèse.

J’ai pu piocher avec délectation dans la discothèque de mes chers aïeux pour donner libre cours à ma soif de Kultur. Et bien, j’ai pas du avoir les meilleurs morceaux de Telemann, parce que ses concertos pour flûte et pour trompette en ré sont vraiment pas fameux. Comme s’il avait voulu à tout prix éviter de faire des jolies fin de mouvement ou de mesure. A moins que ce soit l’orchestration qui lui veuille du mal. Dans tous les cas, Telemann était soporifique, tout baroque soit-il, tout maître du galant (et non contrepointiste à la Bach) soit-il. Dans un spectacle, le moment Telemann serait celui où les spectateurs choisiraient de se raconter le programme TV de la veille. Concernant Malher, je n’ai pas d’opinion. C’était parfois bon, parfois vide. De mon point de vue, du moins, pas d’émotion. Et pas d’émotion, pas d’emballement. Donc bon. Je me suis vengé sur Saint-Saëns, qui vaut bien tous les Roÿksopp du monde.

Mais qui dit province dit quand même nature. Et à Beaumont, pas besoin de rouler dix kilomètres. Nous voilà donc en marche (motorisée) vers un des plus sites ignorés de Y.-A. B. (et c’est pas plus mal) pour jouer les apprentis photographes. Il faisait un temps superbe (suffisamment rare pour être mentionné). Et là … qui eût cru qu’on aurait vu la fin du monde en vrai de vrai ?

Oui, alors allez-y, hurlez à l’impossible,  au mensonge, traînez-moi devant les tribunaux pour diffamation … J’ai des preuves. Sur photos non-truquées. Bon, déjà, je dois préciser que par fin du monde, j’entends « là où le monde s’arrête ». Un peu comme quand on croyait que la terre était plate, et que le néant s’étendait au-delà des limites connues de l’homme. Un peu comme si Dieu (en admettant l’hypothèse de la Genèse) s’était arrêté de créer là. Genre rien n’existe après, juste le vide angoissant et froid où vivent les gluons.

Regardez : Le ciel, la terre et la mer s’arrêtent là. Les hommes se perdent dans une nuée blanche qui leur interdit de poursuivre leur conquête de l’espace. Le temps ne compte plus, les sons s’étouffent dans l’air.

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Bref, c’était une expérience du troisième type.

Je vous vois venir. Genre « y’avait du brouillard, c’est tout ». Ben oui. Enfin, de la brume de chaleur comme jamais. Ultra-localisée. D’habitude, on voit Alderney et Guernesey sur la dernière photo …

De toute façon, vous pouvez pas comprendre. Faudra que je vous montre :)

12 juin 2009

Subtilités

Publié par Saint Laz dans Maelstrom

Je m’étais pas préparé, mais croyez-moi, ça va dépoter sec.

(ou « A la recherche de l’appartement idéal pour une colocation », partie 1)

 

Oui, lecteur, ça y est ! Me voilà de nouveau à la conquête des affaires immobilières parisiennes ! La dernière fois, c’était en 2006, j’avais du pousser la porte d’à peu près 120 studios, en vain. J’avais sillonné tout le 14è, tout le 15è, tout le 9è, tout le 10è, … Et puis, finalement, juste par curiosité, j’avais visité un truc étrange dans le 8è … ça fait donc 3 ans que j’habite dedans.

Pourquoi partir ? Il est beau, mon couloir-avec-balcon, mon Triangle, ma petite Corse (si si, vu du dessus …). Il est joliment aménagé, il a une vue sur la Tour Eiffel, une super lumière, j’y fus heureux et malheureux … Blah blah blaaaaah.

1) Il devient jovialement hors de prix. Ben oui, habiter le 8è, avec autant de trucs bien tout autour (5 métros, 2 RER, un resto de chaque nationalité, une banque de chaque enseigne, les grands magasins, des théâtres, des cinémas, …), ça finit forcément par se ressentir sur le loyer. Et avec un taux d’augmentation mortel, mon Triangle se monnaie de plus en plus cher : 35€ d’augmentation du loyer par an depuis 3 ans, ben ce n’est plus vraiment une aubaine. A moins de gagner au Loto … Et puis même, je refuse de mettre autant d’argent dans si peu de mètres carrés.

2) Après 5 ans de vie en solo, j’en ai un peu assez. Ma brève expérience de colocation (en décembre, j’ai hébergé un Picard, ça a ruiné mon couple définitivement …) m’a fait comprendre l’intérêt de ce mode d’habitation, mais aussi les sécurités à mettre en place. Et puis, je suis sûr que j’ai chopé des réflexes de vieil aigri. Bref : time is to live en coloc’. C’est sympa, ça oblige à réfléchir à plein de trucs (genre « Si on prend un chat, on l’appellera comment ? » ou « tu aimes la couleur bleue pour des toilettes ? »).

3) J’ai la bougeotte. Depuis 10 ans, j’ai connu 5 toits différents (3 à Caen, 2 à Paris). 3 ans au même endroit, ça me paraît infiniment long … C’est pas pour rien que je parle d eplus en plus de partir bosser à l’étranger, même si c’est pas pour tout de suite. Alors faut compatir : je suis un semi-sédentaire de l’appart’.

Bref. Après avoir trouvé un colocataire motivé (comprendre : ni « je te tiens au courant » ni « je ne sais pas encore » mais « tope-là, on part à la recherche de l’appart’ « ) et correspondant aux critères (ouvert, maniaque, sérieux, … et gay-friendly), il ne restait donc plus qu’à courir les agences et les particuliers pour trouver le F3 idéal (= 1300€ max, pas trop mal situé).

Sur le net, je trouve « charmant F3 sur cour entre Ménilmontant et République, 2 chambres, salon, sdb, wc séparés, cuisine, entrée avec parquet, 1250€ hors charges, clair et calme ». Forcément, ça a l’air parfait. J’y suis donc allé.

- La rue Oberkampf, c’est plein d’avantages : plein de petits commerçants, à deux pas du Père-Lachaise et la Ménagerie de Verre, un métro à chaque bout (Ménilmontant et Parmentier, soit 3 lignes)… Pas une station Vélib’ à proximité, peu de bus, du scooter dans tous les sens, et un parc très mignon, mais toujours fermé. Soit, on sortira pas dans le quartier.

-  L’appartement est au 5è étage sans ascenseur dans un immeuble de fond de cour. Autant dire que quand tu rentres du boulot, de soirée ou des courses, tu maudis la planète entière, effet Home ou pas. Les escaliers sentent l’urine et la vieille encaustique, ils sont raides et étroits (la preuve, la peinture porte les marques des déménagéments de ces 15 dernières années …), bref, ça sent le déménagement galère.

- Voir plan ci-dessous. Une entrée en couloir, classique. Tout de suite à droite, une chambre claire, mal raccordée électriquement et les murs peints en … marron clair. The Damidot Effect. Un peu plus loin à droite, la cuisine. Toute en longueur : inconcevable pour ledit coloc, qui veut de quoi jouer les maestros de la casserole. Encore plus loin à droite, le salon : petit mais cosy, avec sa petite cheminée en marbre noir. Et au fond dudit couloir, le lieu d’aisance … grand comme la moitié de la cuisine. Depuis le salon, une seconde chambre, grande et blanche. Et depuis cette chambre … la salle de bain minuscule. Voilà le gros problème. Non pas qu’elle soit minuscule, mais qu’il faille traverser une des chambres pour y accéder. NEEEEEEEEEXT.

140-142 rue Oberkampf

 

Drôle : la grognasse qui visitait en même temps que moi s’est extasiée sur tout. Même sur la couleur du mur repeint en chocolat au lait. Quand la-dame-de-l’agence nous a demandé si on était intéressés, elle a hurlé son »Oui » du tac-au-tac, ce qui m’a permis de pouffer avant de répondre « Je ne crois pas, non » (en mode snobinard exigeant). M’enfin, c’est quand même dommage, parce qu’il n’était pas si mal.

4 juin 2009

Look inside …

Publié par Saint Laz dans Non classé

Soyez heureux, ça ne dure qu’un temps.

J’entends déjà vos hurlements choqués. Ceux émanant des positivistes optimistes qui ne voient pas pourquoi le bonheur, savamment entretenu, ne durerait pas éternellement. Et ceux des négativistes pessimistes qui me colleront une gifle pour tenter de me faire comprendre que le bonheur n’existe pas. Ben pourtant, messieurs-dames, vous avez tort.

Non seulement le bonheur existe, mais il est éphémère.

(Le premier que je chope à faire la métaphore du papillon s’en mangera une sévère …)

On a tous sa version personnelle du bonheur. Ca rend guilleret, ça motive, ça habite, ça envahit, ça apaise … Chacun son ressenti, chacun son intensité. De même, on a tous son contenu du bonheur. Accomplissement professionnel, sentimental, amical, culinaire, vestimentaire, mental … Pas de recette commune à l’Humanité toute entière, pas de point qui rende tout le monde heureux, sans exception.

Et bien, j’ai eu une portion de bonheur éphémère dans le métro, hier. Une dame, la soixantaine, s’est assise en face de moi. Deux stations plus loin, un garçon trahi par son apparence Marais assumée, s’asseoit juste à côté d’elle, juste en face de moi. Rien ne se passe. Petit à petit, elle gesticule pour se coller à la porte. Lui ne remarque rien,je reste scotchée sur cette petite vieille qui semble étrangement attirée par le mur (les effets pervers de la DHEA, sans doute). Puis, elle lui jette des oeillades dégoûtées. Il s’en rend compte, lui sourit. Elle se lève, dos à la porte. Elle semble au bord de la nausée … Lui commence à se vexer. Elle se retourne, face contre la porte. La situation devient risible et gênante. Elle cherche à le fuir, comme s’il avait la peste. N’en pouvant plus, elle va s’asseoir sur un des strapontins vides, vers l’autre porte (voir schéma ci-dessous) et prend un air soulagé.

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Homophobie latente ? Certainement. Pourquoi petit bonheur fugace, alors ?

Parce que, dans mes écouteurs, le timing était parfait. Tout ça s’est déroulé pendant Fuck you de Lily Allen. Et surtout, j’ai pu faire comprendre au jeune homme en question que je trouvais ça inadmissible également, par un habile jeu de regards et de sourires*. La solidarité, ça c’est un petit bout de bonheur.

 

* Je réalise soudain qu’il a peut-être pris ça pour de la drague en milieu collectif … Si c’est le cas, je le plains.

24 mai 2009

Red is beautiful.

Publié par Saint Laz dans Maelstrom

Attachement ? Affirmatif.

Liaison ? Apparemment.

Perspectives ? Hypothétiques.

Ritournelle ? Absente.

Attentions ? Régulières.

Zénith ? Progressif.

Ostracisme ? Modéré.

Liberté ? Habituelle.

Attitude ? Semi-détachée.

Mystère ? Complet.

18 mai 2009

Suis mégalo.

Publié par Saint Laz dans Fuyez ou argumentez

Ben voui ! Regardez ce nouveau header : il me raconte.

Les Buttes Chaumont à Paris, le bord de mer de la Hague, le ciel du pays d’Argentan, La tour Leroy de Caen.

Et puis moi, moi et encore moi. Brun, blond. Grand, petit. Mélancolique, séducteur, innocent.
Bon, l’est pas beau, mon header ?

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